La proximité de cette centrale vous inquiète-t-elle ? Etes vous favorable à une autre alternative ou considérez vous que pour l'instant c'est le moyen de fabriquer de l'électricité de manière peu polluante ?
Pour information, cette centrale a été créée en 1969; c'est la plus vieille de France après celle de Chinon (en Indre et Loire). Le site qui comporte actuellement 2 réacteurs PWR de 900 MW (B1 et B2) ont fonctionné 2 réacteurs UNGG (uranium naturel, graphite-gaz), l'uranium naturel comme combustible, le graphite comme modérateur et le gaz carbonique sous pression comme fluide caloporteur. Les réacteurs A1 et A2 respectivement de 480 et 515 MW, ont été couplés au réseau en mars 1969 et août 1971, sortis du réseau en avril 1990 et mai 1992.
Les "incidents" ou "accidents"
Il y a eu deux accidents de fusion. Le premier en 1969 a entraîné la fusion de 5 éléments combustibles de la tranche A1. L'accident de mars 1980 a conduit à la fusion de 2 éléments combustibles de la tranche A2. C'est l'événement le plus grave répertorié pour les réacteurs français. Bien qu'ayant été traité d'incident à l'époque, il est considéré sur l'échelle INES comme un accident. Il est de niveau 4, accident sans risque important à l'extérieur de l'installation. Les réacteurs sont interdits de rejets d'émetteurs alpha dans l'environnement, donc de plutonium. Or il y a eu des rejets de plutonium dans la Loire mais nous ne l'apprendrons que 8 ans plus tard, lors du colloque " Nucléaire-Santé-Sécurité " organisé à Montauban en 1988 par le Conseil Général de Tarn et Garonne ! [1] D'après les mesures effectuées dans les sédiments de la Loire et les matières en suspension, Jean-Marie Martin (Directeur de l'Institut de Biogéochimie Marine, Ecole Normale Supérieure, Paris) estime que l'activité du plutonium rejeté, en Pu239 et Pu240, se situe entre 535 et 740 millions de becquerels suite à cet accident de mars 1980. Personne n'a effectué à l'époque de mesures indépendantes de rejets atmosphériques hors de la centrale.
Dechets, stockage et démentèlement
c'est pourquoi deux de ses réacteurs ont été arrêtés en 1990 et 1992. Les 2 réacteurs sont en phase de démantèlement (depuis 15 ans quand même...)
Les éléments combustibles ne sont plus sur le site, ils ont été envoyés à Marcoule (et peut être aussi à La Hague ?) Sur le site restent les " chemises " de graphite très radioactif qui entouraient le combustible. Elles sont stockées dans des silos ayant le statut d'installation nucléaire de base (INB) qui sont des sites de stockage provisoire. Il reste aussi les empilements de briques de graphite des deux piles, graphite lui aussi très radioactif. Pour l'instant on ne sait pas où stocker définitivement tout ce graphite radioactif.
Aujourd'hui les deux silos de stockage, situés sur le périmètre de la centrale, contenant les déchets radioactifs ne répondent plus aux critères actuels de sûreté. Près de 2000 tonnes de graphite irradié, provenant de l'exploitation de deux anciens réacteurs nucléaires (de la filière uranium naturel - graphite gaz) ont été jetés en vrac dans ces silos. L'activité globale, de l'ordre du pétabecquerel soit un million de milliards de bécquerels, n'est pas signalée dans l'inventaire de l'ANDRA (Agence Nationale de gestion des Déchets Radioactifs). Les directions successives de la centrale annoncent la "vidange" de ces déchets depuis une quinzaine d'années sans que les promesses n'aient été tenues à ce jour.
L'évacuation des déchets d'exploitation et le démantèlement des parties non nucléaires est en voie d'achèvement. Le démantèlement de parties nucléaires (hors réacteurs) est en cours. Au vu de l'injonction du directeur de la centrale de St-Laurent-des-Eaux on est en droit de penser qu'il y a des choses qui doivent rester secrètes sur ce site pour ne pas perturber la population pendant les opérations de démantèlement. Ces opérations sont délicates car il faut en permanence veiller à la radioprotection du personnel tant EDF qu'intérimaire. Il faut que les effluents liquides soient soigneusement traités, que les déchets obtenus soient manutentionnés avec précaution, qu'après mesure correcte de leur activité ils soient conditionnés dans des containers qui doivent rester étanches et il faut que ces " colis " soient inventoriés correctement avant leur départ pour le centre de stockage de Soulaines (Aube) qui est censé ne recevoir que des déchets de faible activité à vie courte, la vie courte impliquant un minimum de 300 ans.
EDF
EDF a indiqué récemment qu'une enceinte d'étanchéité allait être construite autour des silos afin de prolonger l'entreposage, sans jamais préciser quand commenceraient les travaux. Après 15 ans d'attente, EDF préfère laisser ces déchets en l'état plutôt que de les mettre dans des conteneurs réglementaires. Datant de mai 1993, le dernier rapport de sûreté de ces silos d'entreposage de déchets nucléaires n'a pas été révisé au bout des cinq ans réglementaires. Ce rapport décrit toujours une installation exploitée par des agents d'un service qui n'existe plus depuis des années. La dernière manoeuvre datant de novembre 1994, il n'y a jamais eu de mise à l'arrêt définitif, comme si ces silos étaient toujours en exploitation. "
EDF se réfugie devant une clause de confidentialité pour raison de sécurité.
NB: Moi aussi je pensait que les cheminées étaient creuses !!!
Pour information, cette centrale a été créée en 1969; c'est la plus vieille de France après celle de Chinon (en Indre et Loire). Le site qui comporte actuellement 2 réacteurs PWR de 900 MW (B1 et B2) ont fonctionné 2 réacteurs UNGG (uranium naturel, graphite-gaz), l'uranium naturel comme combustible, le graphite comme modérateur et le gaz carbonique sous pression comme fluide caloporteur. Les réacteurs A1 et A2 respectivement de 480 et 515 MW, ont été couplés au réseau en mars 1969 et août 1971, sortis du réseau en avril 1990 et mai 1992.
Les "incidents" ou "accidents"
Il y a eu deux accidents de fusion. Le premier en 1969 a entraîné la fusion de 5 éléments combustibles de la tranche A1. L'accident de mars 1980 a conduit à la fusion de 2 éléments combustibles de la tranche A2. C'est l'événement le plus grave répertorié pour les réacteurs français. Bien qu'ayant été traité d'incident à l'époque, il est considéré sur l'échelle INES comme un accident. Il est de niveau 4, accident sans risque important à l'extérieur de l'installation. Les réacteurs sont interdits de rejets d'émetteurs alpha dans l'environnement, donc de plutonium. Or il y a eu des rejets de plutonium dans la Loire mais nous ne l'apprendrons que 8 ans plus tard, lors du colloque " Nucléaire-Santé-Sécurité " organisé à Montauban en 1988 par le Conseil Général de Tarn et Garonne ! [1] D'après les mesures effectuées dans les sédiments de la Loire et les matières en suspension, Jean-Marie Martin (Directeur de l'Institut de Biogéochimie Marine, Ecole Normale Supérieure, Paris) estime que l'activité du plutonium rejeté, en Pu239 et Pu240, se situe entre 535 et 740 millions de becquerels suite à cet accident de mars 1980. Personne n'a effectué à l'époque de mesures indépendantes de rejets atmosphériques hors de la centrale.
Dechets, stockage et démentèlement
c'est pourquoi deux de ses réacteurs ont été arrêtés en 1990 et 1992. Les 2 réacteurs sont en phase de démantèlement (depuis 15 ans quand même...)
Les éléments combustibles ne sont plus sur le site, ils ont été envoyés à Marcoule (et peut être aussi à La Hague ?) Sur le site restent les " chemises " de graphite très radioactif qui entouraient le combustible. Elles sont stockées dans des silos ayant le statut d'installation nucléaire de base (INB) qui sont des sites de stockage provisoire. Il reste aussi les empilements de briques de graphite des deux piles, graphite lui aussi très radioactif. Pour l'instant on ne sait pas où stocker définitivement tout ce graphite radioactif.
Aujourd'hui les deux silos de stockage, situés sur le périmètre de la centrale, contenant les déchets radioactifs ne répondent plus aux critères actuels de sûreté. Près de 2000 tonnes de graphite irradié, provenant de l'exploitation de deux anciens réacteurs nucléaires (de la filière uranium naturel - graphite gaz) ont été jetés en vrac dans ces silos. L'activité globale, de l'ordre du pétabecquerel soit un million de milliards de bécquerels, n'est pas signalée dans l'inventaire de l'ANDRA (Agence Nationale de gestion des Déchets Radioactifs). Les directions successives de la centrale annoncent la "vidange" de ces déchets depuis une quinzaine d'années sans que les promesses n'aient été tenues à ce jour.
L'évacuation des déchets d'exploitation et le démantèlement des parties non nucléaires est en voie d'achèvement. Le démantèlement de parties nucléaires (hors réacteurs) est en cours. Au vu de l'injonction du directeur de la centrale de St-Laurent-des-Eaux on est en droit de penser qu'il y a des choses qui doivent rester secrètes sur ce site pour ne pas perturber la population pendant les opérations de démantèlement. Ces opérations sont délicates car il faut en permanence veiller à la radioprotection du personnel tant EDF qu'intérimaire. Il faut que les effluents liquides soient soigneusement traités, que les déchets obtenus soient manutentionnés avec précaution, qu'après mesure correcte de leur activité ils soient conditionnés dans des containers qui doivent rester étanches et il faut que ces " colis " soient inventoriés correctement avant leur départ pour le centre de stockage de Soulaines (Aube) qui est censé ne recevoir que des déchets de faible activité à vie courte, la vie courte impliquant un minimum de 300 ans.
EDF
EDF a indiqué récemment qu'une enceinte d'étanchéité allait être construite autour des silos afin de prolonger l'entreposage, sans jamais préciser quand commenceraient les travaux. Après 15 ans d'attente, EDF préfère laisser ces déchets en l'état plutôt que de les mettre dans des conteneurs réglementaires. Datant de mai 1993, le dernier rapport de sûreté de ces silos d'entreposage de déchets nucléaires n'a pas été révisé au bout des cinq ans réglementaires. Ce rapport décrit toujours une installation exploitée par des agents d'un service qui n'existe plus depuis des années. La dernière manoeuvre datant de novembre 1994, il n'y a jamais eu de mise à l'arrêt définitif, comme si ces silos étaient toujours en exploitation. "
EDF se réfugie devant une clause de confidentialité pour raison de sécurité.
NB: Moi aussi je pensait que les cheminées étaient creuses !!!
